Les lecteurs sont sympas : des PowerBook G4 Titanium

Parce que mes lecteurs (donc, vous) sont sympas, je vais faire de temps en temps des posts sur des trucs offerts par les lecteurs assidus du blog. Cette fois, C’est Guillaume et Colin qui m’ont permis de disposer de deux PowerBook G4 Titanium.
2013-06-02-tibook

Plus exactement, j’ai récupéré deux PowerBook G4 en état moyen, un avec des défauts, l’autre qui ne démarrait plus, et j’ai acheté un troisième sur eBay pour une bouchée de pain pour remettre en tout en état.

Le premier est un PowerBook G4 de première génération (G4 à 400 MHz), avec VGA, infrarouge, etc. Le contrôleur FireWire semble mort et j’ai dû récupérer la pièce qui permet de garder l’écran fermé sur la troisième machine. Le FireWire pose un souci intéressant : Mac OS X accepte de démarrer sans broncher sans FireWire (Tiger a même accepté de s’installer) mais Mac OS 9 bloque au démarrage. La solution consiste à supprimer (ou déplacer) les extensions dédiées au FireWire et ça tourne sans soucis (FireWire Enabler et FireWire Support).

Le second était un PowerBook G4 Titanium de dernière génération, c’est-à-dire avec un G4 à 1 GHz. Je n’ai jamais réussi à corriger le souci et j’ai donc simplement récupéré la carte mère du troisième, équipé du G4 à 867 MHz (mais de la même génération).

G4 400 MHz, 1 Mo de cache, bus 100 MHz

G4 400 MHz, 1 Mo de cache, bus 100 MHz


G4 867 MHz, 256 ko + 1 Mo de cache, bus 133 MHz

G4 867 MHz, 256 ko + 1 Mo de cache, bus 133 MHz

Rage 128 8 Mo, écran 3:2 1152 x 768

Rage 128 8 Mo, écran 3:2 1152 x 768


Radeon 9000 32 Mo, écran 3:2 1280 x 854

Radeon 9000 32 Mo, écran 3:2 1280 x 854

SSD 32 Go

SSD 32 Go


SSD 32 Go

SSD 32 Go

Les deux machines ont été améliorées en RAM (512 Mo dans une, 768 Mo dans l’autre) et équipées d’un SSD. Pour le SSD, j’utilise des adaptateurs PATA vers mSATA (ça vaut quelques euros sur eBay) avec des SSD mSATA de 32 Go, une capacité correcte pour l’époque. Attention, il faut un modèle en PATA 5 V et pas en PATA 3,3 V. Ne cherchez pas des modèles de grande capacité ou rapide : d’une part, beaucoup de machines limitent à ~137 Go et d’autre part, les bus PATA sont souvent lents. Sur un iMac basique, impossible de dépasser 16 Mo/s, sur les PowerBook G4 Titanium, on reste à 66 Mo/s dans le meilleur des cas (et environ ~60 Mo/s en pratique). Les versions 32 Go et 64 Go offrent un bon ratio performances/prix, ce n’est pas trop cher et on reste sur des débits corrects en écriture (50 Mo/s et plus), alors que les 16 Go sont bien plus lents.

Le SSD dans son adaptateur

Le SSD dans son adaptateur

Enfin, j’ai évidemment installé une carte AirPort dans chaque PowerBook.

Un truc qui montre bien l’évolution de l’informatique à cette époque vient des photos : les deux machines sont identiques d’aspect (à l’exception de l’infrarouge présent sur le second modèle) mais les performances varient énormément. Le second est plus de deux fois plus rapide que premier en fréquence pure et son GPU offre vraiment des performances beaucoup plus élevées.

PC Card

PC Card


Infrarouge sur le plus ancien

Infrarouge sur le plus ancien


VGA vs. DVI

VGA vs. DVI

Accessoirement, j’apprécie particulièrement un truc sur cette machine : le format de l’écran. C’est du 3:2 (à la manière des Surface de Microsoft), nettement plus agréable à l’usage que les écrans larges actuels ou les antiques 4:3.

L'écran 3:2

L’écran 3:2

Bien évidemment, ils ne sont pas exempts de défauts. Le premier est esthétique, ça vieillit mal. La peinture s’écaille et la structure n’est pas vraiment solide, surtout au niveau de la batterie. Après, niveau technique, la machine a des défauts : pas de Wi-Fi 11g (juste du 11b en interne ou du 11g via une carte PCMCIA), de l’USB 1.1 uniquement, un bus mémoire un peu lent et surtout une “pile” atypique. Au lieu d’une pile classique ou de simplement utiliser la batterie (comme les iBook), les paramètres sont stockés dans une batterie Li-Ion en format CR, rare et onéreuse.