Nos repères sur la qualité des vidéos changent

Un truc un peu personnel, aujourd’hui. Dans un tas de CD donné par un lecteur avec un ordinateur, je suis tombé sur un CD fourni avec un magazine en 1999, qui promettait de découvrir l’univers DVD sur CD-ROM. En voyant la pochette, un petit flash : je l’avais eu à l’époque, et la qualité de l’image m’avait impressionné.
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Dans le contexte, en 1999, le DVD est une révolution. Les premiers disques datent de l’année précédente en Europe (début ’98), les lecteurs sont horriblement onéreux, que ce soit les modèles de salon ou ceux pour un ordinateur. Dans le dernier cas, ça vient surtout du fait que les processeurs de l’époque avaient un peu de mal à décoder un DVD et qu’une carte de décompression dédiée était souvent obligatoire, comme sur les Power Mac G3.

Comme je venais d’avoir (à peu près, je n’ai pas les dates exactes en tête) mon Pentium III 450 tout neuf, j’avais testé le CD avec un décodage en software (avec Power DVD, fourni sur le CD) et j’avais été bluffé par la qualité. C’était pour moi à l’époque une révolution, surtout face aux VHS du salon.

Et donc, quand j’ai voulu regarder ce qui m’impressionait il y a ~17 ans… la douche froide. L’image est totalement infâme. Il s’agit de trailers en format 16:9 intégrés dans une image en 4:3 (alors que le DVD permet de faire du 16:9 sans soucis) avec des bandes noires intégrées dans l’image, c’est franchement flou et les artefacts visuels indiquent que ça vient d’une source vidéo analogique. Je suppose que l’utilisation d’un CD pour le stockage limite un peu, mais ça reste extrêmement mauvais, au moins autant qu’un DVD des mystérieuses cités d’or en demi-définition.

Tarzan

Tarzan


Tarzan

Tarzan


James Bond

James Bond


James Bond

James Bond


James Bond

James Bond


James Bond

James Bond


Bone collector

Bone collector

C’est assez intéressant finalement de voir comment notre avis (mon avis) évolue, comment nos repères changent. Parce qu’actuellement, même un DVD bien encodé semble finalement assez mauvais dans l’absolu par rapport à ce que nous attendons.