Les serveurs Apple, d’A/UX au Mac Pro Server

Il y a 14 ans, le 14 mai 2002, Apple lançait le Xserve, son premier serveur 1U. Si la gamme Xserve – disparue en 2011 – est la plus marquante, il ne s’agit pas de la seule chez Apple. L’occasion de revenir sur quelques appareils.
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La première génération est basée sur des processeurs 68K. Le Workgroup Server 60 est basé sur un Centris 610 (boîtier plat), le Workgroup Server 80 sur un Quadra 800 et le Workgroup Server 95 sur un Quadra 950. Les deux premiers utilisent Mac OS, le dernier est vendu sous A/UX (c’est le seul Mac sans Mac OS). Apple livre des outils de partage de fichiers (Apple Share) et les machines ont des options parfois spécifiques (lecteur DAT, etc.)

La seconde génération utilise des PowerPC. Le WGS 6150 se base sur le Power Mac 6100, le le 8150 sur le 8100, le 7250 sur le 7200, le 7350 sur le 7300, le 8550 sur le 8500 et le 9650 sur le 9600 (logique). Une machine de plus existe, assez intéressante : le WGS 9150. C’est le seul modèle de la gamme qui n’est pas basé sur un Macintosh grand public. La machine utilise un boîtier de Quadra 950 modifié, notamment avec un lecteur de disquettes en bas, et une carte mère spécifique. Elle intégrait un PowerPC 601, les fonctions d’une carte mère de Power Mac x100 mais une sortie DB-15 (Apple, deux rangées) et pas du HDI-45.

Un WGS 9150

Un WGS 9150

La troisième génération, ce sont les Apple Network Server. Techniquement, ce ne sont pas des Mac, ce sont des machines destinées à faire tourner AIX (un UNIX de chez IBM), avec une carte mère de Power Mac 9500 modifiée pour empêcher explicitement Mac OS de démarrer.

Apple Network Server

Apple Network Server

Les « serveurs » suivants sont des Power Mac G3 et G4. Sur les G3 Beige, pas de grosses différences entre un modèle classique et un modèle serveur, en dehors de la présence d’une carte SCSI (et d’un ou deux disques durs à la même norme) et d’une carte réseau en Ethernet 100. Sur les G3 B&W, Apple ajoutait une carte SCSI et éventuellement une carte réseau avec plusieurs ports Ethernet. Un des modèles était livré soit sous Mac OS soit sous Mac OS X Server. Sur les G4, il y avait le même genre de modifications : carte SCSI, plus de RAM, des trucs un peu particulier comme une alimentation redondante. Les premiers proposaient soit Mac OS, soit Mac OS X Server, avant de passer à uniquement Mac OS X Server.

Et les Xserve ? Une gamme intéressante, finalement. Les premiers utilisent des G4 (un ou deux), le tout dans un format 1U avec quatre emplacements pour disques durs. Apple sort assez rapidement une version « cluster node » : un seul emplacement disque dur, pas de lecteur optique, pas de GPU et un prix plus faible. Les versions G5 suivent la même logique, avec des versions complètes (trois emplacements disques, lecteur optique) et des cluster node (un seul disque), même si aucun G5 n’a de GPU par défaut. Enfin, les modèles Intel (Xeon) ont trois emplacements disques et deux à huit cores (en fonction des modèles), ainsi qu’un GPU intégré sur la carte mère.

Un Xserve

Un Xserve

Après la mort des Xserve, Apple a proposé des Mac Pro « server ». Rien de bien spécial : ce sont des Mac Pro classiques avec plus de RAM ou de disques durs, vendus sous Mac OS X Server.

Pour les Mac mini, Apple a livré le premier modèle « server » en 2009. Il proposait un boîtier un peu différent et deux disques durs à la place d’un disque dur et un lecteur optique. Même chose pour la version 2010, pas de lecteur optique et un disque dur à la place. Dans la gamme 2011, il a deux disques durs et un processeur avec quatre cores (contre deux sur les autres modèles). Dans la gamme 2012, il a deux disques durs comme avantage. Et dans la gamme 2014… il n’existe plus.

Deux Mac mini « server »

Deux Mac mini « server »

En fait, en 2016, Apple ne vend plus de machines estampillées « serveur ». Ceci dit, rien n’empêche d’utiliser un Mac récent comme serveur, même si évidemment les portables ou les iMac sont peu adaptés à ce type d’usage.