Les sous-titres des DVD

Les sous-titres des DVD. Comme ça, de loin, ça n’a aucun intérêt. Pourtant, les solutions techniques sont intéressantes (et peu pratique dans certains cas).
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Cc_logo - copie

Premier truc, rarement connu en Europe, les DVD peuvent contenir deux types de sous-titres. Rarement connu car les DVD européens (PAL) se limitent à une seule technologie.

Dans toutes les régions, les DVD peuvent contenir des sous-titres « VOB ». Il s’agit en fait d’image bitmap qui peuvent remplir tout l’écran (720 x 576 en PAL), avec un nombre de couleurs limité, 4 parmi 16 (plus d’informations). Si la majorité des DVD utilisent la technologie pour des sous-titres, ce n’est pas toujours le cas : certains détournent la fonction pour afficher des informations à l’écran, comme des trivia facts.

Dans la série animée Spider Man, par exemple, ils prennent la forme de représentations de l’homme araignée avec des informations sur les personnages.

Il y a un « sous-titre » sur cette image

Il y a un « sous-titre » sur cette image

Techniquement, le vrai défaut vient du fait qu’il s’agit d’images. Il est donc impossible de récupérer facilement le texte (sauf en utilisant un OCR) ou de modifier la police ou la taille du texte. De même, les programmes qui permettent d’encoder les DVD ne proposent généralement qu’une option : intégrer directement les données dans l’image. Le choix était assez logique à l’époque, afficher une image en surimpression reste bien plus simple que d’effectuer le rendu en temps réel et la solution choisie a l’avantage d’uniformiser le résultat.

La seconde solution, disponible uniquement en NTSC, utilise des sous-titres codés dans l’image elle-même, ce qu’on appelle le CC (Closed Caption). Techniquement, les données sont codées dans la ligne 21 d’un signal NTSC et elle peut contenir 32 caractères. Le décodage des sous-titres est rarement effectué par le lecteur de DVD lui-même mais plutôt par le téléviseur ou un décodeur externe, pour des questions pratiques.

Le logo CC, présent sur les jaquettes

Le logo CC, présent sur les jaquettes

L’usage consiste généralement à utiliser la technologie des DVD pour les paroles prononcées à l’écran et à choisir le codage CC pour les informations destinées aux malentendants.

Techniquement, il est possible de récupérer directement les informations sous forme de texte (HandBrake permet par exemple de les intégrer dans un conteneur MP4 ou MKV) et des logiciels destinés à l’extraction des données existent (ici par exemple). Une fois dans un conteneur, des logiciels comme Subler permettent de récupérer les données sous la forme d’un fichier SRT classique.

La piste séparée dans Subler

La piste séparée dans Subler

Pour ceux qui se posent la question, le lecteur de DVD Apple propose bien une option pour lire les sous-titres, mais elle n’est pas évidente : il faut effectuer un clic secondaire sur l’image d’un DVD et choisir Activer le sous-titrage codé.

OS X gère les sous-titres

OS X gère les sous-titres

Le CC a des avantages, mais aussi des inconvénients. Premièrement, il se limite évidemment à une seule langue et ne fonctionne pas en PAL. Deuxièmement, il est dépendant de la qualité de la liaison (et de son type), un mauvais signal composite ou un lecteur de DVD en HDMI risquent d’empêcher l’affichage des sous-titres. Enfin, le CC ne s’affiche pas partout de la même façon, étant donné que le rendu est effectué par le récepteur : la taille des textes, la couleur ou la police peuvent donc varier.

A noter que les DVD PAL ne contiennent pas de données au format télétexte, alors que les Laserdisc utilisaient parfois cette technologie pour du sous-titrage en Europe.