Un SSD ExpressCard dans un MacBook Pro

Récemment, j’ai tenté une vieille bidouille qui évite de démonter un Mac : un SSD en ExpressCard. Une société a en effet proposé pendant un temps des modèles qui ont le gros avantage de permettre le démarrage direct.
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La société à l’origine des SSD, c’est Wintec, et elle a sorti différents modèles, avec une capacité maximale de 128 Go (et des versions de 24, 48, 64 et 96 Go). Techniquement, c’est assez original : la carte contient en fait un contrôleur SATA en PCI-Express et un SSD interfacé directement sur le contrôleur en question. J’ai une version 48 Go, elle utilise un JMicron JMB363 en interne, un contrôleur SATA 3 Gb/s sur une seule ligne PCI-Express 1.1. En pratique, impossible de dépasser 200 Mo/s avec cette configuration, donc. Le SSD utilise a priori un contrôleur JMicron aussi (aucune idée de la référence). Vu la capacité limitée de mon modèle (48 Go), les débits restent assez faibles : ~75 Mo/s en écriture et ~100 Mo/s en lecture. Dans les faits, Wintec annonce 160 Mo/s en lecture sur le modèle de 128 Go, pas très loin des limites techniques.

Des débits faibles dans l'absolu

Des débits faibles dans l’absolu

Petit plus pratique, la carte dispose d’un connecteur mini USB 2.0 femelle qui permet de connecter le SSD à une machine sans ExpressCard facilement. N’espérez pas des débits énormes, USB 2.0 oblige : environ 30 Mo/s en lecture/écriture.

Le SSD et sa prise USB

Le SSD et sa prise USB

L’intérêt de la carte vient du fait que l’installation reste simple : on insère la carte et c’est tout. Sur les anciens MacBook Pro (avant les Unibody) compliqués à démonter, c’est un gros avantage pour ajouter un SSD. Sur un Unibody qui s’ouvre facilement, l’intérêt reste limité par contre. La carte permet tout de même d’ajouter du stockage rapide facilement, et d’utiliser un SSD, un disque dur et un lecteur optique en même temps.

J’ai d’abord testé sur un MacBook Pro 17 pouces de 2009 (sous Sierra). La carte monte directement sur le bureau et – après avoir cloné le système dessus -, fonctionne parfaitement comme disque de démarrage. Ce n’est pas aussi rapide qu’un SSD interne, mais c’est tout de même très correct à l’usage.

Sous Sierra

Sous Sierra


Le SSD et son contrôleur SATA

Le SSD et son contrôleur SATA

Ensuite, dans un MacBook Pro de 2007. C’est un modèle Santa Rosa (oui, ils ne sont pas tous morts) et j’ai installé Snow Leopard sur le SSD. Au départ, je voulais installer El Capitan (supporté par cette antiquité qui a environ 9 ans) mais impossible de démarrer sur une clé USB, même après plusieurs dizaines de minutes. Avec Snow Leopard (de toute façon plus adapté à ce modèle), tout fonctionne parfaitement : le Mac démarre sans soucis sur le SSD ExpressCard. Attention quand même : Snow Leopard permet de désactiver la carte ExpressCard (vue comme un contrôleur SATA) alors même que le système démarre dessus…

Oui, les Mac à base de GeForce 8600M existent encore

Oui, les Mac à base de GeForce 8600M existent encore


Snow Leopard

Snow Leopard


Le SSD

Le SSD

Attention, ça fonctionne avec mes deux Mac équipés en ExpressCard, mais ce n’est pas systématique. Visiblement, une partie des modèles (notamment les premiers modèles en Core Duo) n’acceptent pas de démarrer sur le SSD, et il y a eu des soucis avec Mavericks (10.9) pendant un temps. Enfin, mais c’est un détail, le SSD dépasse un peu de l’emplacement ExpressCard au niveau de la prise USB.

La prise USB dépasse un poil

La prise USB dépasse un poil

Pour terminer, j’ai testé le SSD dans un adaptateur Thunderbolt vers ExpressCard. La carte reste en PCI-Express 1.1 sur une seule ligne (~250 Mo/s) et les débits bougent peu.

~120 Mo/s

~120 Mo/s

Pour conclure, c’est une solution intéressante pour éviter de démonter un vieux MacBook Pro, si vous trouvez le SSD à un prix correct.