QuickTake 100, le premier appareil photo d’Apple

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Récemment, j’ai enfin trouvé un QuickTake 100 à un prix correct : ma collection comprend donc un QuickTake 100, un 150 et un 200, sans carte mémoire.

Le QuickTake 100 est le premier appareil photo numérique d’Apple, qui inaugure le design utilisé sur le QuickTake 100 Plus et le QuickTake 150. La raison principal de ce choix vient du fait que les trois appareils sont identiques techniquement : le QuickTake 150 est un 100 avec un firmware modifié qui permet de stocker plus de photos (16 en VGA contre 8) et le QuickTake 100 Plus est un 100 modifié en usine par Apple avec le firmware du 150.

Le QuickTake 100


Le Quicktake 100


Le QuickTake 100

La principale différence vient donc du nombre de photos qu’il est possible de prendre : 32 en QVGA (320 x 240) ou 8 en VGA (640 x 480) avec le QuickTake 100, 32 en VGA (basse qualité) ou 16 en VGA (haute qualité) avec le 100 Plus/150. Les défauts restent les mêmes : une sensibilité affreuse qui donne des images inutilisables en intérieur, un temps d’enregistrement conséquent, l’absence d’écran pour visualiser les photos et un viseur approximatif. Les appareils vident aussi assez rapidement les piles, mais c’est toujours mieux que des batteries propriétaires des Canon ION de la même époque.

100 vs. 150

Récupérer les photos

C’est la partie la plus compliquée en 2017. Les appareils photo se connectent en série avec un câble Mini DIN 8 (Apple) et les logiciels nécessaires ne fonctionnent que sur de vieilles plateformes. Pour le QuickTake 100, j’ai installé le logiciel original sur mon Mac du 20e anniversaire sous Mac OS 9.1 et ça fonctionne bien. Attention, il ne se lance pas sur les machines avec beaucoup de RAM (aucune idée de la limite, mais ça passe sur un Mac avec 96 Mo et pas sur un modèle avec 768 Mo) et il ne peut pas se connecter à un QuickTake 150. L’autre solution que j’ai utilisé passe par Windows XP avec un adaptateur USB vers série et un câble DB9 vers Mini DIN 8. Attention, le logiciel pour Windows fonctionne en 16 bits et nécessite donc un OS 16 ou 32 bits (Windows 64 bits ne prend pas en charge les logiciels 16 bits). Avec une machine virtuelle sous Windows XP, ça passe bien. L’avantage de la solution, c’est que le logiciel accepte le QuickTake 100 et le 150 et qu’il est possible de sauvegarder en JPEG. Seul défaut, le port série est plus lent sous Windows et donc la récupération est encore plus longue.

Le logiciel Mac OS du QuickTake 100


Les commandes à l’écran

Les deux appareils sauvent les photos dans le format de fichiers d’Apple, en PICT, avec une compression différente selon le modèle, ce qui explique que le QuickTake 150 stocke plus de photos dans la même mémoire. Le logiciel a l’avantage de permettre de contrôler l’appareil directement et même de régler l’heure, en synchronisant avec celle de l’ordinateur.

Quelques photos

Le Mac du 20e anniversaire


Le Mac du 20e anniversaire avec un QuickTake connecté


Près de mon bureau


Un ciel bleu bien terne


Une pelouse verte bien terne


Près de mon bureau (haute qualité, VGA)


Près de mon bureau (basse qualité, QVGA)

Au passage, petite astuce qui m’a permis d’acheter l’appareil pour quelques euros : quand des piles coulent dans un appareil, il y a rarement des dégâts importants et un bon nettoyage au vinaigre suffit généralement à régler le souci.

Plus qu’à trouver un QuickTake 100 Plus et une carte mémoire pour le QuickTake 200.