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MacBook Air : FileVault tue les performances du SSD

J’ai déjà parlé du SSD du MacBook Air 2012, qui dans ses versions 64 et 128 Go utilise un contrôleur SandForce (remarqué Toshiba). Ce dernier est efficace sur les données compressibles mais moins sur des données incompressibles. C’est dommage, parce que la majorité de ce qu’on transfert réellement est déjà compressé, comme les films, les photos, la musique, etc.

Et AnandTech souligne un point intéressant dans son test : activer FileVault est une mauvaise idée. En effet, le chiffrement des données a tendance à rendre les données incompressibles, toutes les données.

Donc de plus de 500 Mo/s en théorie, on passe à environ 230 Mo/s dans la pratique si on active FileVault. En temps normal, sans FileVault, on est entre les deux, parce que certains données utilisées par le système sont compressibles. Si vous transférez un film, ça ne va rien changer, mais dans d’autres cas, ça peut avoir un impact.

Après, je ne sais pas trop si c’est visible, vu que je n’utilise pas FileVault.

Et attention aussi à ceux qui ont un « vieux » Mac en Core 2 Duo et un SSD à base de SandForce : les pertes avec FileVault seront encore plus élevées. D’une part parce qu’Apple utilise un « bon » SandForce, avec de la mémoire rapide, et d’autre part parce que le chiffrement de FileVault se ferra sur le CPU sans passer par des instructions dédiées comme sur les Core i5/i7.

SSD du MacBook Pro Retina et des MacBook Air : la réalité

J’ai vu passer quelques articles sur le SSD du MacBook Pro Retina, qui serait plus lent que ceux des MacBook Air. Rétablissons la vérité sur le sujet…

J’écris des articles sur les SSD depuis 5 ans, j’en utilise au quotidien depuis 4 ans, donc je connais un peu le sujet.

Graphique Mac4Ever

Les MacBook Air 2012 ont des SSD « Toshiba » basés sur une technologie SandForce, le Retina (de ce que j’ai pu voir) a un SSD Samsung, avec un contrôleur identique aux modèles de la gamme 830. Si dans le graphique de Mac4Ever, les MacBook Air sont plus rapides et atteignent 500 Mo/s, c’est pour une bonne raison : ils ont testés avec un logiciel dédié qui doit écrire des 0 ou des 1.

Les contrôleurs SandForce ont une astuce interne pour accélérer les transferts : ils compressent les données. En simplifiant, le contrôleur « zip » les données avant le transfert et donc il doit écrire/lire moins de données. Ca permet d’afficher artificiellement 500 Mo/s.

Dans la vraie vie, ce n’est pas très efficace : on travaille déjà avec des données compressées une bonne partie du temps. Un film en H.264, une image, un fichier MP3, tout est déjà compressé. Et ceux qui ont déjà essayé de « zipper » un film ou un MP3 le savent : ça ne sert à rien.

En clair, si dans les tests c’est rapide, dans la pratique, beaucoup moins. Au vu des contrôleurs, on doit être au même niveau en lecture (à 10 % près) sur le Retina et les Air, et plus rapide en écriture sur le Retina. Si vous avez craqué pour un Air 11 pouces avec le SSD de 64 Go, il doit par contre être beaucoup moins rapide en écriture. les SSD sont (en simplifiant encore) basés sur puces mémoire en parallèle : plus la capacité est grande, plus il y a de puces, plus ça va vite. Sur un 64 Go, c’est donc souvent plus lent que sur un 128 ou 256 Go (512 Go, on met des puces de plus grande capacité, pas plus de puces).

Au final, je ne peux pas vous dire si le SSD du Retina est plus rapide ou pas que ceux des Air (je n’ai pas encore testé de Air). Mais je peux vous dire que les résultats donnés en exemple sont faussés par nature. Et que dans la pratique, entre un SSD qui fait du 200 Mo/s et un qui fait du 450 Mo/s, vous ne verrez pas la différence.

Mettre un SSD dans un iMac

iFixit propose un kit qui permet d’installer un SSD en plus du disque dur et du lecteur optique dans un iMac 2011. Vendu 80 $ environ avec les frais de port, il permet d’utiliser l’emplacement inutilisé qu’Apple utilise pour ses SSD dans l’iMac. Même à ce prix, c’est moins cher que de prendre le SSD qu’Apple vend à prix d’or.

Pour les bricoleurs, et si vous pouvez vous contenter d’un SSD — il est aussi possible de remplacer le disque dur par un SSD directement (des modèles 3,5 pouces existent) ou remplacer le lecteur optique par un SSD. Et pour les adeptes des SSD, mettre trois SSD est même possible.

Attention tout de même à un point : l’iMac n’est pas un MacBook Pro. Ce n’est pas une manipulation simple (il faut tout de même enlever la vitre) et ça fait évidemment sauter la garantie.

Enfin, pour les amateurs, le SSD n’est pas le seul choix : mettre un disque dur de 1 To en 2,5 pouces est aussi possible…

Un SSD dans un iMac : la solution oubliée

Quand on veut installer un SSD dans un iMac, la solution classique — et la première a laquelle on pense — est évidemment d’utiliser l’emplacement dédié, qu’Apple utilise avec son option 256 Go à 600 €… Mais cette technique est gênante sur un point : il faut trouver les bons câbles, ce qui n’est pas nécessairement simple et bon marché.

Pourtant, il y a une solution plus simple : remplacer le lecteur optique. Comme sur les MacBook Pro, on peut supprimer le lecteur de DVD, qui ne sert que rarement, et le remplacer par un SSD. OWC propose un boîtier pour cet usage.

Avec ce boîtier, il est même possible de mettre trois SSD dans un iMac : un dans l’emplacement dédié, un à la place du lecteur optique et un à la place du disque dur classique, soit avec un SSD 3,5 pouces (c’est rare) soit via un adaptateur.

Activer le TRIM sous Lion

Si vous suivez un peu l’actualité, Apple ne propose la prise en charge de la commande TRIM que sur ses propres SSD. Et si un petit programme permet de corriger le problème (Trim Enabler), il est déconseillé sous Lion : il remplace une des extensions (un pilote) par sa version issue de Snow Leopard. Heureusement, il y a une solution. Et en ligne de commande.

La mise à jour EFI corrige le SATA 6 gigabits/s

Bonne nouvelle : la mise à jour 2.2 de l’EFI des MacBook Pro corrige les problèmes de SATA 6 gigabits/s sur les MacBook Pro 2011. OWC le montre bien, il y a beaucoup moins (en fait plus du tout) d’erreurs sur le SSD et les performances sont bien meilleures. Attention tout de même, le connecteur du lecteur optique pose toujours des problèmes avec les SSD 6 gigabits/s quand le MacBook Pro le câble en SATA 6 gigabits/s (ce n’est pas le cas de tous les modèles), donc un SSD en SATA 3 gigabits/s est recommandé dans ce cas précis.

Mais pour les gens qui ne veulent pas payer (cher) le SSD (moyen) d’Apple, c’est une bonne nouvelle. Peut-être même qu’Apple va se décider à utiliser des SSD rapides, comme les récents Samsung en SATA 6 gigabits/s…

OWC met à jour les SSD facilement avec les Mac

Quand on a un SSD (comme moi), il y a un truc qui énerve : la mise à jour. En dehors de Crucial avec ses C300 et M4, il faut dans la majorité des cas passer par Windows pour mettre à jour un SSD, spécialement avec les modèles à base de SandForce, qui sont très populaires. Et quand on a pas Windows sur le Mac, il faut démonter le SSD, trouver un PC sous Windows, etc. C’est la galère.

Il y avait bien des solutions de geek chez OCZ, à base de distributions Linux, mais bon, personne n’aime réellement lancer Linux sur un Mac sans une (très) bonne raison. Et OCZ cache cette informations dans ses forums, ce n’est pas une méthode officielle

Heureusement, il y a OWC : la société est spécialiste des accessoires pour les appareils Apple et propose des SSD à base de SandForce. Et elle a donc développé un outil pour mettre à jour depuis un Mac. C’est — comme chez OCZ — une image à graver et un lecteur optique est donc nécessaire (on en reparle ce soir).

Pour le moment, il est possible de mettre à jour les modèles SATA 3 gigabits/s (SandForce 1000, équivalent aux Vertex 2) mais une version pour les modèles SATA 6 gigabits/s (SandForce 2000, équivalent aux Vertex 3) est attendue cette semaine.

Pour ceux qui ont Windows sur leur Mac, la procédure classique est toujours utilisable.

Mettre un second disque dur dans un Mac mini

Bonne nouvelle : il est bien possible de mettre deux disques durs facilement dans un Mac mini 2011. Comme Apple utilise le châssis du « server » 2010, la connectique de ce dernier fonctionne. Le câble en question vaut 32 $ (ouch) mais c’est toujours moins cher que les 750 € demandés par Apple (et encore, uniquement sur le modèle haut de gamme). Pour ce prix, Apple met un disque dur de 750 Go rapide (7 200 tpm) et un SSD de 256 Go, mais bon.

Il est ainsi possible de prendre le Mac mini de base et un SSD de 64 Go pour le système, ça permet d’avoir une machine réactive à moindres frais. Et c’est ce qu’un lecteur de Macrumors a fait

Un Mac mini G4 avec un SSD, c’est « rapide »

J’en avais parlé rapidement il y a quelques semaines, j’ai pu tester un SSD dans un Mac mini G4, en PATA. Et contrairement à l’Apple TV (j’ai testé aussi…) c’est rapide. Tiger est vraiment rapide et la machine à une seconde jeunesse, surtout quand on regarde les performances ridicule du disque dur d’origine, un pauvre 2,5 pouces 4 200 tpm.

Le test est disponible sur Tom’s Hardware et j’espère que vous le trouverez complet. Reste que, comme je l’explique dans la conclusion, ça ne fait pas de miracles : ça réagit bien, ça transfert plutôt rapidement (85 Mo/s) mais le processeur G4 à 1,42 GHz et la mémoire (1 Go) limitent certains usages, il est impossible de lire une vidéo YouTube. Et surtout, de plus en plus d’applications nécessitent un processeur Intel et Leopard (parfois même Snow Leopard).

Apple active le TRIM… sur ses SSD

Avec Mac OS X 10.6.8, Apple a activé la gestion de la commande TRIM sur quelques SSD : les siens. En gros, les Mac 2011 avaient accès au TRIM sur leurs SSD, mais les modèles 2010, dotés de SSD identiques, n’y avaient pas accès et c’est maintenant chose faite. Les SSD provenant d’autres constructeurs sont compatibles, mais avec une bidouille. Pour avoir essayé, la bidouille en question est moyennement efficace sur certains de mes SSD, avec des ralentissements à la clé. Espérons que Lion proposera un support universel, comme Windows 7 depuis deux ans, même si les DP ne sont pas compatibles TRIM…