Dessiner sur un CD : LabelTag (bis)

Récemment, j’ai (re)joué avec des graveurs de DVD suite à une vidéo. J’ai reparlé de LightScribe et je me suis posé une question : et LabelTag ?

Labeltag, c’est un peu compliqué. Comme DiscT@2, l’idée est de dessiner sur la partie contenant les données. L’avantage vient du fait que ça fonctionne avec n’importe quel disque, contrairement à LabelFlash ou LightScribe qui demandent des disques spécifiques. Le problème, c’est que le dessin remplace évidemment les données. Mais ce n’est pas le principal problème.

Cette solution de chez Lite-On ne fonctionne en effet qu’avec quelques graveurs. Le plus simple consiste à trouver un iHAS524 ou un iHAS624… ou d’en flasher un. En effet, les iHAS124, iHAS224, iHAS324, iHAS424, iHAS524 et iHAS624 sont identiques. Le premier grave, le second ajoute LightScribe, le troisième SmartErase, le quatrième les deux, le cinquième possède LabelTag et SmartErase et le sixième dispose de LightScribe, SmartErase et LabelTag. Mais il faut un iHAS124 basé sur la même technologie, ce qui n’est pas le cas de toutes les versions. Seules les variantes A et B passent.

Le “E” : pas bien


Le “B” : bien

J’avais tenté en 2015, mais sans succès : je n’avais trouvé qu’un iHAS124 E et pas un iHAS124 B. Mais finalement, j’en ai récupéré un lors de mes recherches récentes. Il faut une machine sous Windows, du SATA (ou un adaptateur USB vers SATA), le programme Flash Utility, le programme EEPROM utility et le firmware. Le lien envoie vers le iHAS624 B, il en existe d’autres.

Il faut d’abord lancer l’outil de flash, lancer le flash, puis lancer l’outil EEPROM, dans CrossFlash, choisir Convert Drive, et attendre. Ensuite, il suffit de l’éteindre et de le rallumer. Ca prend quelques minutes et c’est assez simple.

Avant


Flasher


C’est bon


Crossflasher


C’est bon


Après

Graver des disques

C’est… compliqué. Lite-On offrait une version spécifique de Nero 9 avec de quoi graver les disques via LabelTag, mais c’est évidemment introuvable (et ça nécessite d’avoir un graveur compatible d’origine). La solution passe par le logiciel de la marque, SmartPack. Mais ce programme complètement buggé – dans mon cas – ne fonctionne tout simplement pas sous Windows 7. Il a visiblement un souci de droit et ne reconnaît même pas la liste des graveurs. J’ai donc installé le programme sous Windows XP dans une autre machine virtuelle.

Il faut lancer PLDS SmartPack Utility, aller dans l’onglet LabelTag, choisir le graveur et cliquer sur Edit. Ensuite, l’interface apparaît.

Le logiciel


Avec un DVD

LabelTag grave les images sur la face contenant les données, qui prennent donc logiquement la place des données en question. Le programme indique (en fonction du disque) la capacité restante. Autre défaut, l’image ne peut pas être placée avant les données : il faut donc graver des données sans finaliser le disque et ensuite dessiner sur le disque. Ce n’est pas si évident : pas mal de logiciels finalisent le disque par défaut.

Sur un DVD


Sur un CD-R

Ca c’est la théorie. En pratique, je n’ai pas réussi à graver sur un CD-R, j’ai eu la même erreur dans deux cas : impossible de définir le paramètre d’écriture. Avec des DVD, j’ai un disque impossible à graver (visiblement défectueux) et deux perdus parce que macOS ne grave pas les disques en multisession. Finalement, avec un DVD-R gravé avec Nero sous Windows, ça a fonctionné. Et après avoir réessayé avec un CD-R… ça a fonctionné.

Avec mes CD-R


Gravure en cours sur DVD

La gravure avec une police 120 a pris environ 6 minutes sur un DVD ou un CD, parce que j’ai pris une image circulaire. Comme pour LightScribe, mettre une image avec un texte qui ne suit pas la courbe du disque peut drastiquement augmenter le temps de gravure. Le résultat est franchement léger, mais ce n’est pas pire que DiscT@2. Sur un CD-R, c’est peu visible à cause de la couleur classique des disques, jaune/doré. Sur des DVD-R bleutés, c’est un peu plus visible, mais sans plus.

Sur un CD-R


Sur un DVD-R

En pratique, il y a beaucoup de défauts. La gravure ne fonctionne que sur des disques qui ne sont pas finalisés, qui ne contiennent pas trop de données, avec des graveurs précis et des logiciels pleins de bugs. Pour un résultat franchement perfectible. Mais ça a le mérite d’exister.