Quelques informations de plus sur la lampe DAL

rafi Haladjian, un des créateurs du Nabaztag, a écrit un livre, Tentative d’épuisement de l’avenir du futur. Il raconte un peu sa vie et sa vision du monde (avec des notes de bas de page, beaucoup de notes). Le livre est plutôt intéressant, je vous le conseille, mais ce n’est pas le sujet ici. Le sujet, c’est la lampe DAL.

La lampe DAL, c’est le premier objet connecté de Violet. J’avais pu en voir une chez InProcess en 2011 et Orange m’en avait prêté une en 2013. Dans le livre, on apprend quelques anecdotes intéressantes sur la lampe.

D’abord, le nom. Dixit rafi, elle s’appelle DAL parce qu’elle ressemble à une dalle. Une autre explication, vue de temps en temps, a visiblement été trouvée a posteriori : Digital Aladdin. Il confirme bien le prix de l’époque (800 €, j’avais trouvé 790 €) et indique qu’ils en ont fabriqué une vingtaine. Une autre source de l’époque, elle, parlait de cinquante. Dans les deux cas, c’est très peu. Une rumeur insistante indique que Luc Besson en avait une, mais je peux uniquement confirmer l’existence de celle d’Orange et de InProcess.

Une photo floue de l’époque

Il explique aussi un truc évident, qui est un peu lié à un point précis des produits lancés par rafi Haladjian : la lampe DAL est arrivée trop tôt. La plateforme matérielle qui animait la lampe en 2003 était un véritable PC sous GNU/Linux (un SoC Vortex86) et la lampe aurait été beaucoup moins chère quelques années plus tard avec les cartes de développement comme les Raspberry Pi, sorties en 2012. C’est aussi ce point qui, dans un sens, a mené au Nabaztag. Parce que la lampe était onéreuse et — le livre l’explique bien —, tenter de vendre un objet inutile à 800 €, c’est compliqué. Tout le monde trouvait ça génial ou amusant, c’est évident, mais personne n’allait acheter une lampe qui affiche des couleurs quand on lui envoie I love you, en tout cas pas à 800 €. Et donc les produits suivants (comme le Nabaztag) ont déporté l’intelligence de l’objet lui-même vers le cloud (même si on ne disait pas encore cloud). Ce n’était pas forcément une meilleure idée dans l’absolu, vu qu’au lieu de payer très cher du matériel, Violet payait très cher des serveurs, mais c’était une évolution qui a permis de vendre des lapins Wi-Fi.

J’espère toujours trouver une lampe DAL, évidemment, mais disons que près de dix ans après en avoir vu une, je doute que ça arrive un jour.