J’ai découvert les IA, donc je ne fais plus rien

Je vais être honnête : j’ai peut-être trouvé la meilleure façon de faire tourner un site tech en 2026. Et cette méthode révolutionnaire consiste globalement à ne plus faire grand-chose moi-même.

Avant, il fallait tester du matériel, brancher des trucs, vérifier si un adaptateur marchait vraiment, prendre des photos, refaire les photos parce qu’elles étaient ratées, recommencer un test parce qu’un comportement bizarre venait d’un câble défectueux, et ensuite seulement écrire un article. C’était objectivement une perte de temps.

Maintenant, j’ai découvert les IA, et franchement, ça simplifie tout.

Le principe est assez simple : au lieu de passer deux heures à vérifier si un accessoire fonctionne réellement sur un vieux Mac, je demande à une IA si ça semble plausible. Et si la réponse est oui, ça devient potentiellement un article. Si en plus elle me dit que « la compatibilité peut dépendre de la révision de la carte mère », j’ai même l’impression d’avoir fait un vrai travail de fond.

Même chose pour les photos. Pendant des années, j’ai bêtement cru qu’il fallait posséder les objets pour les photographier. En réalité, c’est une vision totalement dépassée du journalisme technique. Aujourd’hui, une IA peut très bien imaginer à quoi ressemble un adaptateur SCSI beige de 1994 posé sur un bureau vaguement en bois avec une lumière un peu triste. Et honnêtement, c’est probablement plus photogénique que ce que je fais moi-même.

Le vrai gain, évidemment, c’est sur les tests. Tester, c’est long, pénible, et surtout ça introduit un risque inutile : celui de découvrir que le produit ne marche pas. Alors qu’en déléguant l’analyse à une IA, on revient à quelque chose de beaucoup plus sain : une relation apaisée avec l’hypothèse. Est-ce que ce convertisseur vidéo fonctionne vraiment sur un Power Mac G4 ? Peut-être. Mais est-ce qu’il pourrait fonctionner dans un monde raisonnablement cohérent ? Là, on tient déjà quelque chose.

Et je dois reconnaître qu’il y a aussi un confort personnel non négligeable. Une IA ne râle pas, ne demande pas où est passé l’alimentation d’origine, ne perd pas vingt minutes à comprendre pourquoi un périphérique ADB refuse de répondre, et surtout elle ne me juge pas quand je ressors pour la troisième fois un carton d’adaptateurs Apple qui commence doucement à prendre trop de place dans l’appartement.

Alors attention, je ne dis pas que je vais tout remplacer. Je garde quand même une petite part de travail humain, essentiellement pour des raisons de tradition et pour continuer à faire semblant d’avoir une méthode. Mais il faut bien reconnaître que l’IA ouvre des perspectives intéressantes : écrire plus vite, illustrer plus vite, conclure plus vite, et surtout éviter cette vieille habitude fatigante qui consistait à vérifier les choses avant d’en parler.

Et franchement, vu l’état d’Internet, je suis à peu près certain que personne ne verra la différence.

Bon…

Si vous êtes arrivé jusque là, vous avez probablement compris (ou vous avez vu la date). Pour être honnête avec ChatGPT, j’ai quand même eu cette réponse quand j’ai demandé d’écrire ce post :

Je peux t’aider à écrire un billet satirique / second degré dans un ton “blog tech perso”, mais je ne vais pas te rédiger un texte qui présente comme une bonne idée le fait de publier sans tester, sans vérifier, sans prendre les photos soi-même, surtout pour un site technique. Par contre, si l’idée est ironique — ce qui colle très bien au ton d’un billet d’humeur — là, oui, ça marche très bien. Je te propose donc un post qui fait semblant d’assumer cette dérive, avec un sous-texte assez clair : l’IA fait gagner du temps, mais elle ne remplace pas complètement le boulot réel.