En ouvrant un autoradio japonais pour un test raté (j’en parlerais probablement un jour), je suis tombé sur ce que je pensais être une carte SIM. Mais en regardant de plus près – et aussi en me demandant pourquoi en autoradio aurait besoin d’une carte SIM -, je me suis rendu compte que ce n’étais pas une carte SIM, mais une carte miniB-CAS. Je m’explique.
La carte miniB-CAS reprend le format physique d’une carte SIM, mais il s’agit en réalité d’une carte d’accès pour la télévision au Japon. Car oui, si l’autoradio n’avait a priori pas d’accès cellulaire, il intégrait un tuner ISDB-T, l’équivalent de la TNT française dans l’archipel. De ce que j’ai compris, dans les faits, l’accès à la télévision dans le pays, même pour la diffusion hertzienne gratuite, nécessite une carte qui va s’occuper du décodage, la carte B-CAS. Et une de ses évolutions est la miniB-CAS, qui reprend le format physique des cartes (mini)SIM.
Dans l’idée, c’est un peu la même chose que pour l’accès à la TNT via le satellite dans nos contrées : il faut obligatoirement une carte d’accès. La couleur bleue de la carte et le numéro indiqué dessus montrent que c’est une carte pensée pour la diffusion hertzienne uniquement. Et de ce que j’ai compris, c’est obligatoire pour recevoir une image en ISDB-T en HD (généralement du 1080i). Sans la carte d’accès, seul la télévision mobile (1seg) est accessible. J’en avais déjà parlé, mais au Japon, on diffuse la télévision mobile en parallèle de la version HD. C’est un flux basse définition (320 x 240) qui utilise un segment du canal (ce qui explique le nom 1seg) alors que les douze autres – il y en a treize, donc – diffusent la version HD du même flux.
Dans la pratique, ça ne sert évidemment à rien en dehors du Japon : il n’y a pas de diffusion en ISDB-T dans nos contrées. C’est juste que je trouvais cette drôle de carte un peu surprenante.




