Je l’avais vu passer il y a quelques années, mais cette fois, je l’ai acheté. La société Bliss-Box propose un adaptateur qui permet en théorie de brancher une manette de Pippin en USB, pour l’utiliser dans des émulateurs ou des jeux modernes. Mais ce n’est pas aussi simple.
Les produits de Bliss-Box permettent de relier des manettes issues de vieilles consoles à un système moderne, en USB. L’ensemble se compose de deux choses : un premier adaptateur avec une prise USB-A mâle et une prise HDMI femelle, et un second adaptateur avec d’un côté une prise HDMI mâle et de l’autre une prise femelle pour les manettes. Dans le cas de la Pippin, c’est une prise Mini DIN 4, soit de l’ADB. J’ai un Gamer Pro classique en version simple (pour une seule manette) mais il y a des versions plus évoluées qui acceptent directement plusieurs manettes. La marque propose aussi de travailler en mode bridge avec des adaptateurs précis, mais je n’ai pas le nécessaire. L’idée est d’utiliser une manette d’une autre marque à la place de l’originale, avec du matériel qui s’occupe de la conversion. Dans l’ensemble, les produits semblent bien pensés, mais la finition est moyenne. C’est quand même assez cheap tant le plastique que les stickers), mais ça fonctionne.
Le problème de l’adaptateur Pippin
L’adaptateur Pippin se trouve seul pour une dizaine d’euros (il faut un adaptateur principal en plus, donc). La marque explique qu’il est possible de brancher une manette de Pippin Atmark directement, mais si vous me lisez régulièrement, vous avez compris que ce n’est pas le cas : la manette de la console n’est pas en ADB, mais en P-ADB, une version différente de la prise.
Mais Bandai avait sorti en même temps que la console une version de la manette pour Macintosh, en ADB, et c’est elle qui est compatible directement.
Dans des outils de test, elle est reconnue directement en USB HID. Les quatre boutons principaux sont reliés aux boutons 1 à 4, ensuite il y a deux des boutons inférieurs qui sont les 5 et 6, puis les deux gâchettes sont 7 et 8 et le dernier bouton inférieur (celui de droite) est le 9. C’est un peu bizarre mais ça reste globalement logique. Attention, l’adaptateur expose vingt-quatre boutons en USB. La croix directionnelle est exposée comme un axe analogique, ce qui est courant, avec uniquement les valeurs 0 et 1 (dans sans analogique). Le trackball, lui, est exposé comme un axe Z et Rz, avec des valeurs analogiques. C’est un peu bizarre et probablement inutile, mais dans certains cas, ça peut remplacer un stick analogique. Dans mes essais, ce n’est pas très efficace pour autant : même un mouvement rapide donne une réponse assez faible sur les valeurs.
Une vraie manette de Pippin
Bliss-Box ne vend pas d’adaptateurs P-ADB, mais Bandai en avait au catalogue (attention, ça existe dans les deux sens, il faut une prise ADB mâle et une prise P-ADB femelle) et il est possible d’en fabriquer.
Avec une manette de Pippin classique, ça fonctionne exactement de la même façon, et c’est normal : les manettes sont totalement identiques en dehors de la prise. J’ai aussi tenté avec mon pavé numérique, mais il active juste un des boutons (celui du clic gauche). Avec une souris, on a bien les axes, mais le bouton est bloqué.
Et avec la manette sans fil (en infrarouge), ça ne fonctionne pas totalement. J’ai la croix directionnelle, les deux boutons principaux ou les gâchettes, mais pas les trois boutons inférieurs. Et sur les quatre boutons principaux, je n’ai que les deux premiers.
Un adaptateur un peu limité
Si Bliss-Box se targue de prendre en charge la manette de la Pippin, ce n’est donc pas le cas. Ça fonctionne directement uniquement avec la variante Macintosh, et avec un adaptateur de plus pour la version de la console. Et la manette sans fil ne fonctionne pas. Mais c’est tout de même le seul moyen (à ma connaissance) d’avoir une manette de Pippin en USB avec un protocole standard.









