10 ans d’autonomie pour un AirTag ? Test de la TimeCapsule d’Elevation Lab

Les AirTags d’Apple ont une bonne autonomie pour des traqueurs Bluetooth, avec en théorie environ un an avec une pile CR2032, mais en pratique souvent un peu plus. Elevation Lab, avec le TimeCapsule, promet dix fois plus.

Mise à jour avant la publication : Apple a sorti les AirTags 2 (35 €), qui sont compatibles avec le boîtier. La bonne nouvelle, c’est que comme le nouveau modèle de traqueur sonne plus fort, le passage dans le boîtier a logiquement moins d’impact, mais je n’ai pas encore eu le temps d’essayer.

La solution est dans un sens assez basique : c’est un gros boîtier (40,5 x 113,5 x 19,3 mm, 112 grammes une fois monté) avec une fausse pile CR2032, un emplacement pour un AirTag et deux emplacements pour des piles AA. L’original vaut une vingtaine de dollars, comme les copies chinoises qu’on trouve en France. Il existe une version compacte, annoncée avec cinq ans d’autonomie, qui propose la même chose avec des piles AAA.

Le boîtier est imposant

Physiquement, c’est du plastique correct, tout s’insère bien. Il suffit d’ouvrir l’AirTag, retirer la pile et la pièce marquée d’une  et de mettre l’AirTag sur la fausse pile CR2032. Ensuite, il faut fermer le boîtier avec des vis hexagonales (la clé Allen est fournie). La société annonce que le boîtier est IP69, donc qu’il résiste à la poussière et à l’immersion.

Avec un AirTag installé


Il faut bien serrer

De nombreuses contraintes

Le premier point, c’est que c’est gros. Ce n’est évidemment pas un boîtier que vous allez accrocher à vos clés. C’est pratique pour une valise, une voiture, ou tout du moins quelque de gros. C’est en théorie plus discret qu’un AirTag, mais ça reste une petite boîte fermée un peu intrigante tout de même.

Le second point, c’est que le boîtier réduit largement le niveau sonore de l’AirTag. On passe de 68 dB à 54 dB à une trentaine de centimètres. Au niveau de la perception, 10 dB correspondent à un doublement du volume perçu, et ici on a une différence de 14 dB. De façon concrète, un AirTag qui n’est pas dans le boîtier sonne environ 2,5x plus fort (à la louche) et c’est très perceptible. Bien évidemment, si on met un boîtier de ce type, c’est probablement pour une valise ou un gros objet, et donc on n’aura pas nécessairement besoin de la sonnerie. Pour la localisation précise, je n’ai pas vu de différences particulières dans mon appartement.

Le troisième, c’est le côté financier. Entre un AirTag qui vaut 30 €, le boîtier qui vaut à peu près la même chose (avec les frais) et le coût des piles, ce n’est pas très intéressant. On peut acheter dix piles CR2032 pour 6 € (c’est un peu biaisé, elle ne tiendront pas dix ans) et les piles au lithium qu’ils recommandent valent environ 10 € pour quatre.

Avec deux piles AA classiques

Le quatrième est purement technique, et lié aux piles recommandées : en théorie, on peut tenir dix ans avec deux piles AA. En pratique, les piles AA classiques (genre Amazon Basics) sont données pour dix ans de conservation, mais les risques qu’elles coulent sont élevés. J’ai essayé avec des piles rechargeables Apple, et après 24 heures, je n’ai pas eu de messages. Ensuite, j’ai essayé avec des vieilles piles AA rechargeables, sans problèmes particuliers après 24 heures. Mais la tension rest tout de même largement sous la limite d’une CR2032, même vide. La tension nominale des piles rechargeables est de 1,2 V, mais en pratique j’ai mesuré un peu plus de 1,4 V sur les Apple (qui sont des clones d’Eneloop) et 1,3 V sur mes vieilles Sony en Ni-MH.

Pour terminer, un petit défaut, ils auraient pu mettre un compartiment pour la partie marquée de l’AirTag.

Et l’autonomie réelle ?

Bon, je ne suis pas certain qu’un test empirique soit réellement intéressant sur une telle durée, mais j’ai pris deux piles AA neuves pour tester tout de même (et je vérifierais si elles coulent). Rendez-vous dans dix ans, si le blog existe encore.