Le LaserDisc est vraiment un format particulier, qui a pas mal évolué au fil de sa vie. J’avais parlé en 2023 des LD Single, des LaserDisc de 20 cm (8 pouces) fabriqués en polycarbonate, et j’avais évoqué les disques de 30 cm (12 pouces). C’est le moment.
Un peu de théorie : un LaserDisc est composé généralement de deux faces, avec deux disques en acrylique qui sont collés. L’épaisseur habituelle est environ 2,7 mm et c’est globalement rigide. Il y a quelques exceptions (j’en parle plus bas), mais dans l’ensemble, ça représente la majorité des LaserDisc de 30 cm (12 pouces). Dans le cas des disques de 20 cm (8 pouces), c’est généralement de l’acrylique aussi, mais il existe donc des disques en polycarbonate, comme les CD. Et les LaserDisc de 12 cm (5 pouces), les CD Video, sont toujours en polycarbonate à ma connaissance. Mais il y a donc quelques exceptions, avec des disques de 30 cm en polycarbonate.
La liste est assez courte : Jimi Hendrix: Jimi Plays Berkeley (mon disque), Annie Lennox: Diva, Cher: Extravaganza – Live at the Mirage, Lisa Stansfield: Real Life, Whitney Houston: In Concert et un LaserDisc de test. Ils proviennent de chez Sonopress (un fabricant allemand), ne proposent qu’une face et sont donc en polycarbonate. Il y en a peut-être d’autres, mais ce n’est pas référencé.
Physiquement, ils sont dorés (ça ne change rien), mais surtout plus légers et plus fins. J’ai mesuré 106 grammes seulement (206 sur un laserDisc standard) et environ 1,3 mm d’épaisseur. C’est aussi nettement moins rigide, c’est très visible. De ce que j’ai vu, ce choix a un avantage : on évite les erreurs (le rot). Mais visiblement, Sonopress n’en a pas fabriqué beaucoup.
Quelques autres exemples
En théorie, quelques LaserDisc dédiés au machines d’arcade sont en aluminium, mais je n’ai pas pu le vérifier. C’est notamment pour des raisons de stabilité dans des appareils où le disque va tourner en boucle. Mais comme un Dragon’s Lair vaut (beaucoup) trop cher pour quelques essais, je n’ai pas pu le peser. Et par ailleurs, il est déconseillé de mettre un LaserDisc en aluminium dans un lecteur standard, à cause du poids trop élevé qui risque d’endommager le moteur.
Le second exemple est assez vieux : les premiers tests de LaserDisc, en 1977, n’avaient qu’une face dans certains cas. Ils étaient en acrylique et visiblement ils pouvaient se déformer, donc ça a été abandonné. C’est en partie pour ça qu’on a des dead side : quand un film nécessitait un nombre impair de faces, les fabricants mettaient une face d’un autre disque avec du vernis.
Le troisième vient de chez 3M et j’en ai un. Au lieu d’avoir une seconde face en acrylique, elle est a priori en plastique (je n’ai pas détruit le disque pour vérifier). C’est juste une face blanche au lieu du métal réfléchissant. Le poids du disque est légèrement plus élevé : 210 grammes.
Le dernier, c’est Die Bremer Stadtmusikanten. La page indique que la seconde face (vide) est en aluminium. Je ne sais pas si c’est réellement le cas, mais le disque est un peu plus lourd que les autres (221 grammes). C’est aussi le cas de ce disque, visiblement. A la lecture, mon Pioneer CLD-D925 était clairement plus bruyant qu’avec le Jimi Hendrix en polycarbonate en tout cas.
Le coté intéressant de tout ça, c’est qu’une personne tente de recréer des LaserDisc en 2026, avec Sonopress. Et donc peut-être qu’on verra de nouveaux LaserDisc en polycarbonate dans le futur.












