Le JPG accéléré des Mac

On l’oublie parfois, mais Apple utilise souvent assez bien les possibilités du matériel. Et à des endroits inattendus. J’ai découvert récemment que macOS décodait le JPEG matériellement.

En vrai, ça fait un moment que c’est le cas, mais je ne l’avais pas remarqué pour une bonne raison : sur un vrai Mac, c’est transparent à l’usage. Les puces Intel décode le JPEG depuis la génération Ivy Bridge (Intel HD 4000) et – il faut bien l’avouer – le JPEG n’est pas forcément le format le plus lourd à décoder. Je l’ai découvert récemment pour une raison simple : macOS Mojave utilise visiblement un peu plus cette fonction et ça ne fonctionne pas sur les Hackintosh dans certains cas.

Bon, c’est un peu particulier : sur les Hackintosh qui utilisent la définition d’un Mac compatible mais qui ne le sont pas (par exemple parce que l’IGP Intel n’est pas activé), QuickLook et Aperçu n’ouvrent plus les JPEG. En pratique, il suffit d’activer l’IGP ou de changer de définition pour celle d’un Mac qui n’en utilise pas (Mac Pro, iMac Pro) pour régler le souci.

J’ai essayé de voir si l’absence d’accélération changeait vraiment quelque chose, sans trop de succès. La majorité de mes Mac est compatible, et les anciens ouvrent les fichiers plus lentement, mais sans que je sache si c’est uniquement parce qu’ils sont plus lents. En pratique, l’accélération permet surtout de réduire la consommation : décoder sur un composant dédié consomme moins que sur le processeur, ce qui est bénéfique pour l’autonomie. Pour ceux que ça intéresse, c’est le framework AppleVPA qui décode, et il existe une extension à compiler qui permet de désactiver ça.