Test de la télécommande HomeKit Nanoleaf Remote : un D12 pour les commander tous

La société Nanoleaf, qui propose des lampes d’ambiance connectée, ajoute régulièrement des produits à son catalogue. Et cette fois, je teste la Nanoleaf Remote, une télécommande HomeKit qui se présente sous la forme d’un gros dé à 12 faces vendu 60 €.

Le dé

On va commencer par les contraintes, car il y en a. Premièrement, il faut un hub HomeKit pour que la télécommande fonctionne. Apple propose trois choix : Apple TV (dès la 3e génération), HomePod ou un iPad. Attention, l’iPad doit évidemment rester dans le domicile pour le contrôle à distance. Deuxièmement, le contrôle de la luminosité en tournant le dé nécessite un module Rhythm (comptez 40 à 60 € si vous ne l’avez pas). Troisièmement, j’ai eu un peu de mal à l’installer. J’ai d’abord cherché le code HomeKit à scanner pendant de longues minutes (astuce : il était collé sur le manuel) et mon iPad n’a jamais accepté de le lire, d’ai donc dû le rentrer manuellement.

Encore

D’un point de vue pratique, la télécommande se présente sous la forme d’un gros dé 12 (D12) blanc, qui s’allume en cas de mouvement. Il s’alimente via deux piles AA et la société annonce une autonomie élevée – un an, merci le Bluetooth LE – et la finition est correcte. Au premier abord, ça semble un peu cheap avec des bords arrondis et un jour bien visible entre certaines plaques, mais une fois sur une table, on l’oublie assez vite. Et au vu de l’usage de l’appareil, des plastiques solides et des courbes au lieu d’angles permettent une meilleure résistance dans le temps. Disons que pour le prix, c’est honnête.

De jolies couleurs


C’est mignon

Mais comment ça marche ?

La télécommande contient des capteurs (accéléromètre et gyroscope, je suppose) ainsi que des LED. Chaque fois que vous déplacez le dé, les capteurs déterminent sa position et allume la télécommande, avec un petit effet haptique (en gros une vibration). Vu la forme, la commande activée est logiquement celle qui porte le nombre qui se trouve sur le haut du dé. Le fonctionnement n’est donc pas intuitif du tout à l’usage : personne ne peut deviner que le 12 va (par exemple) éteindre les lampes. C’est un peu le défaut du produit : il est impossible de déterminer ce que va faire la télécommande.

La configuration est particulière et un peu tordue, malheureusement. Par défaut, la télécommande passe par l’application de Nanoleaf et commande les produits de la marque, dans mon cas un kit Aurora. Cette solution a un avantage : elle permet de régler la luminosité de l’Aurora en tournant le dé. Si vous le faites pivoter sur un axe vertical, la luminosité monte ou descend, ce que ne permet pas HomeKit. Attention, comme expliqué plus haut, la fonction nécessite un module Rhythm. Ensuite, la télécommande est vue dans HomeKit comme une télécommande avec douze possibilités. Dans HomeKit, on peut donc lier une face à un appareil, à une scène, à plusieurs appareils, etc. Le problème, c’est que les deux ne sont pas exclusifs. Donc si vous mettez une commande dans l’application HomeKit, celle listée dans l’application Nanoleaf fonctionnera aussi.

Dans HomeKit


Dans l’app’ Nanoleaf

Ca rend moins saturé en vrai

La solution consiste à désactiver les fonctions au cas par cas, ce qui reste un peu fastidieux. Après, il reste parfaitement possible de se contenter uniquement de l’application Nanoleaf ou uniquement HomeKit, mais dans le premier cas on perd un peu en simplicité (ce n’est pas l’application la plus intuitive et il reste des bugs) et dans le second on perd le contrôle de la luminosité.

Le bleu sature en photo

En pratique le produit a des défauts, mais rien de rédhibitoire. Le prix reste dans la norme des télécommandes HomeKit (60 €), les fonctions nombreuses et le design finalement assez plaisant. Le seul truc réellement énervant à l’usage, en tout cas après environ deux semaines, c’est qu’il faut retenir à quoi correspondent les nombres. Mais je suppose qu’on s’y fait à l’usage.