Les lecteurs de cartes PCMCIA « ATA », pratiques mais limités

Quand j’ai joué avec mon Sega Digio, je suis tombé sur un truc dont je devais parler : les lecteurs de cartes PCMCIA. Plus exactement, les lecteurs de carte « ATA ».

Dans les années nonante, le stockage sur des cartes PCMCIA était quelque chose de courant. Pour résumer, tant le PCMCIA que l’ATA (devenu PATA) dérivent de l’ISA et donc il est possible de connecter facilement des périphériques PATA dans un emplacement PCMCIA.

Au fil des années, j’en ai présenté : un lecteur de cartes SmartMedia, un dictaphone, un lecteur ZIP, un autre lecteur ZIP, les adaptateurs passifs pour les CompactFlash (qui dérivent du PCMCIA, et donc de l’ISA), etc.

De gauche à droite : une carte CompactFlash dans un adaptateur, une carte SMart Media dans un adaptateur, un lecteur de Clik!, un disque dur de 650 Mo

Si vous cherchez un peu, vous trouverez facilement des lecteurs de cartes PCMCIA en USB 2.0 qui acceptent les cartes « ATA », mais la compatibilité est réellement un problème. Le souci principal, c’est que les cartes PCMCIA de stockage n’utilisent pas toutes le mode ATA. Parce que comme il dérive de l’ISA, il est assez lent et utilise beaucoup le processeur. Dans les exemples, j’ai les cartes P2 (qui sont en CardBus) ou certains lecteurs de cartes CompactFlash. C’est un peu particulier : les lecteurs passifs, basiques, sont lents alors que certains lecteurs intègrent un contrôleur IDE, s’interfacent en CardBus (qui dérive du PCI) et ne fonctionnent donc pas dans les lecteurs purement ATA. De même, les cartes mémoire qui passent par un autre protocole (comme les Miniature Card) sont exclues.

Il existe d’ailleurs des cartes de stockage directement en format PCMCIA, mais ça reste finalement assez rare et ce sont souvent des cartes CompactFlash un peu plus grandes. Les « vieilles » cartes de stockage PCMCIA n’utilisent d’ailleurs pas nécessairement le protocole ATA : si vous avez un Newton, le protocole est différent.

Un lecteur ATA

Le premier lecteur acheté est un modèle noname que vous trouverez sur Amazon (vers 50 €) mais ausi en Chine pour moins cher. Il est basique : un corps en métal, un emplacement PCMCIA et une prise USB-B. Il intègre une puce Alcor Au6366, un contrôleur souvent vu dans les lecteurs de cartes mémoire, et pour cause : dans la pratique, c’est essentiellement un lecteur de cartes CompactFlash avec un connecteur différent. Il a lu mon lecteur de cartes Smart Media et une carte CompactFlash dans un lecteur passif (ce n’est pas le plus rapide du monde) mais pas mon disque dur PCMCIA (il ne démarre pas). Idem pour le Clik! d’Iomega : il ne démarre pas.

Le lecteur noname


Pas très rapide avec une carte CompactFlash

Un lecteur IO-DATA

Dans mon test du Digio, j’avais aussi acheté un lecteur I-O DATA, le USB2-PCADPG, annoncé comme compatible avec les Mac. Bizarrement, il ne fonctionne pas sur les Mac récents, avec exactement le même problème que ma souris Sony : jusqu’à à OS X Yosemite, ça fonctionne, à partir de El Capitan, pas du tout. Je soupçonne un souci bizarre lié au fait que les deux périphériques ont plusieurs fonctions – le lecteur de I-O DATA accepte des cartes PCMCIA de communication -, mais je ne suis pas totalement certain. Le pilote fourni ne sert pas pour les cartes ATA, c’est juste un script pour les cartes PCMCIA modem.

Le lecteur I-O DATA

Avec les vieux OS, le lecteur fonctionne de la même façon que mon noname : il lit les cartes ATA. Avec lui, le disque dur PCMCIA démarre, mais par contre le lecteur Clik! reste aux abonnés absents.

Pour terminer, le lecteur officiel du Clik! fonctionne de la même façon que les deux autres, mais il est uniquement USB 1.1 et nécessite une alimentation externe capricieuse. Je suppose qu’il fournit plus d’énergie que les autres pour permettre au lecteur Clik! de démarrer.

Dans tous les cas, les lecteurs USB peuvent être pratique pour récupérer des données sur des appareils un peu anciens, mais la compatibilité reste moyenne tout de même.